vendredi 7 juillet 2017

Comment remobiliser nos concitoyens et leur donner de nouveau l’envie de s’exprimer démocratiquement

Les récentes échéances électorales et leurs campagnes successives ont laissé, à mon sens, un goût d'inachevé dans le débat démocratique qui aurait dû émerger. La faible participation et le désir de "dégagisme" généralisé en ont été la conséquence visible. La question à se poser à plus long terme est savoir comment remobiliser nos concitoyens et leur donner de nouveau l’envie de s’exprimer démocratiquement.

Certains analysent la séquence qui vient de se dérouler comme un virage important et nous parlent de « nouvelle politique ».  D’autres, moins crédules, d’un simple « ripolinage marketing ». Quoi qu’il en soit, cette forte abstention se doit d’être prise en considération et nous inviter à réfléchir sur notre façon de faire de la politique. Je crois pour ma part que, si nous voulons réconcilier les français avec la politique et relancer le débat et la confrontation des idées, l’ambition qui doit être la nôtre est avant tout de bâtir une offre de solutions politiques pragmatiques et lisibles pour nos concitoyens. Oui, ce très fort taux d’abstention doit véritablement nous interroger. C’est à mes yeux l’enseignement numéro 1 des dernières élections. Lafayette voyait terriblement juste quand il écrivait : « Pour que vive la liberté, il faudra toujours que des hommes se lèvent et secouent l'indifférence ou la résignation. »


Secouer cette résignation est une très grande responsabilité que nous devons tous porter. Pour cela il faut que la politique s’inspire de ces hommes et de ces femmes, récemment disparus, qui ont nourri le débat démocratique de notre pays. Ce qui doit interpeler aujourd’hui, c’est aussi ce systématisme à transformer la politique en « buzz » permanent. Comme si les médias et les élus étaient convaincus que nos concitoyens n’étaient pas capables de comprendre autre chose que cette mousse médiatique. Non, on ne secoue pas l’indifférence, la résignation des absentéistes, en évitant les débats d’idées et en interdisant une réflexion sur un temps plus long. Notre paysage politique souffre de cette carence de sens et de fond, de ces débats qui ne dépassent plus la simple humeur de l’instant présent ou la réaction vive à chaud. Nous nous retrouvons à devoir commenter l’événement et non à développer les idées qui ont émergé. Ce paysage politique et médiatique n’est ni plus ni moins qu’un champ de ruines, où ne vivent et/ou survivent que les intérêts tactiques et les humeurs médiatiques. On préfère le « vu à la télé ». Les candidats et les élus extrémistes ne s’y trompent pas et squattent les plateaux sans pour autant développer leurs solutions. Le récent débat présidentiel nous a d’ailleurs très clairement montré que, justement, malgré leurs bruyantes jérémiades ils n’avaient pas de solutions. Les campagnes électorales se succèdent, les français grondent, s’abstiennent. Pourtant, inlassablement, le paysage politique français se désertifie, notre pays doucement mais sûrement sombre, le politiquement correcte et la pensée unique l’ont gangréné méticuleusement.


Les personnalités politiques qui nous ont quittés ces dernières années, nous montrent par leur absence que c’est bien le sens et le fond, le temps et la réflexion qui manquent désormais et que nous devons rapidement retrouver.

jeudi 22 juin 2017

MERCI

Chers amis,

Durant dix mois, grâce à votre énergie et votre soutien, nous avons mené une très belle campagne. Nous pouvons être fiers d’avoir porté les couleurs de nos familles politiques modernes, constructives, écologistes, européennes et libérales. Nous pouvons être fiers d'avoir défendu la voix de nos concitoyens.

Nous étions convaincus que notre circonscription devait être représentée à l’Assemblée Nationale par un élu de terrain, coordonné étroitement avec les Maires, pour défendre, soutenir et appuyer notre territoire et ses habitants.

Malheureusement, la vague nationale était trop forte et cette belle campagne n’a pas eu l’écho souhaité auprès des habitants de nos trois villes qui portaient les mêmes convictions que nous. Rappelons tout de même que c'est dans cette circonscription qu'Emmanuel Macron avait réalisé l'un de ses meilleurs scores en France au premier tour de la présidentielle.

Nous n’avons donc rien à regretter. Le résultat final n’enlève rien à la justesse de notre diagnostic : comme le disait Stefan Zweig, « une vraie conviction n'a pas besoin d'être confirmée par la majorité pour se savoir juste et vraie ». Les années à venir confirmeront certainement la justesse de notre positionnement. Face à l’accélération de la déconnexion entre les élus et les citoyens induite par le non-cumul des mandats, il est indispensable que nos représentants au Parlement soient de véritables élus de proximité, qui connaissent la circonscription, qui sont connus de ses habitants, qui soient disponible et proches d’eux.

Alors que le gouvernement du pays compte un très grand nombre d’administratifs et de citoyens de grande qualité mais sans expérience politique, il est plus que jamais essentiel de faire respirer la vie démocratique avec des élus locaux pragmatiques connectés avec le territoire, des élus qui vous connaissent et que vous connaissez.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui se sont impliqués dans cette aventure : merci à ceux d’entre vous qui ont déployé une énergie militante remarquable, qui ont appuyé notre candidature auprès de leurs réseaux ou qui ont financièrement soutenu notre campagne.

A l’inverse, je regrette que certains membres de nos familles politiques aient fait le choix de la division, opérant un travail de sape qui a contribué à faire élire le candidat “En Marche” : je déplore que ces choix aient été fait délibérément. Il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent.

Pour ma part, après dix mois d’investissement quotidien, ma motivation reste intacte mais je vais tout de même m’accorder un temps de repos avec ma famille.

Je sais que le travail fourni est porteur d’espoir pour l’avenir. Notre travail de terrain est positif, notamment à Fontenay-sous-Bois où nous avons multiplié par trois notre score entre les deux-tours. Jamais dans une élection législative, un candidat de la droite et du centre était parvenu à réaliser à Fontenay-sous-Bois un score équivalent à celui de Vincennes et Saint-Mandé.

C’est une marque de confiance dont je suis fier : j’aurais besoin de votre soutien et votre travail dans les prochaines années pour amplifier notre dynamique. "En étant seul, on va plus vite; ensemble on va plus loin" : je compte donc sur vous pour étoffer notre équipe de terrain et initier à nos côtés cette reconquête de Fontenay-sous-Bois.

Au Conseil Municipal de Fontenay, avec les élus de notre groupe, je reste bien évidemment mobilisé pour notre ville. Nos priorités restent les mêmes. Améliorer le cadre de vie avec un plan de rénovation et d’embellissement de nos rues. Plus de moyens et de réactivité pour assurer la sécurité et de tranquillité publique. Lancer une politique de grands projets générateurs d’emploi pour enfin préparer l’avenir de Fontenay-sous-Bois. Ces défis sont passionnants et je vais les défendre dans l'ensemble des quartiers avec la même énergie que celle déployée durant ces 10 mois !

Nous nous retrouverons bien entendu à notre déjeuner des Glycines organisé traditionnellement au début du mois de septembre.

Plus que jamais à vos côtés !

A très bientôt,

Gildas Lecoq

lundi 13 mars 2017

Tribune du mois : Vie de quartier - Les Parapluies

Les habitants de ce quartier situé à l’Ouest de notre ville n’en peuvent plus et nous le font régulièrement savoir. Les sujets de courroux sont nombreux :

•  Problèmes de téléphonie et d’internet. Malgré des demandes nombreuses auprès des opérateurs de téléphonie et de la mairie, le débit est régulièrement bas et personne ne semble vouloir prendre ce problème en considération. De même l’enfouissement ne semble pas être encore prévu dans certaines rues du quartier (cf. photo)

•  Problèmes de stationnement anarchique. Il est impossible parfois de pouvoir sortir de chez soi. Les demandes d’intervention afin de réguler le stationnement dans le quartier sont restées sans réponse.

•  Problèmes de sécurité routière. Depuis des années les riverains se plaignent de la sécurité aux abords des voies du quartier. La vitesse excessive de certains automobilistes qui empruntent la rue Parmentier et grillent les feux rouges, est récurrente. Pourtant aucune sanction ou solution n’est prise.

•  Problèmes de propreté. Les dépôts sauvages sont de plus en plus nombreux et le ramassage n’est pas systématique. De même, les déjections canines se multiplient, en particulier du côté du square Daumain qui se trouve au coin de la rue Gabriel-Péri et de la rue Parmentier.

•  Problèmes de détériorations du mobilier urbain (malgré une rue restructurée récemment). Trop de personnes se garent comme bon leur semble et du coup les bacs qui entourent les
arbres sont détériorés ainsi que la signalisation routière. La photo ci-dessous est explicite.
Malgré leurs courriers, les habitants ne voient aucune amélioration ni prise en compte de la part des élus. Notre groupe sera aux côtés des habitants pour trouver au plus vite des solutions à ces problèmes qui pourrissent inutilement la vie quotidienne. A suivre…


Tribune du mois : Concertation  sur la gare  de Val de Fontenay

Le STIF organise une concertation publique à destination de tous les habitants de notre ville, sur le futur réaménagement du pôle transports de la gare de Val-de-Fontenay. Cette concertation a lieu jusqu’au 24 mars prochain. Les élus de notre groupe se réjouissent de l’organisation de cette concertation par le STIF, Autorité des transports en Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse. Il est aujourd’hui important et urgent d’engager une réflexion sur la gare RER et de prévoir son organisation à l’horizon 2030, date à laquelle elle verra sa fréquentation augmenter de 70 % en raison de l’arrivée à VAL de Fontenay des futurs projets de transports (ligne 15, Ligne 1...). Et pardessus tout, cette concertation doit s’inscrire dans un développement maîtrisé du quartier et dans l’intérêt de ses habitants.

« Quand on veut, on peut ! »
Lors de la réunion préalable à cette concertation qui s’est tenue en Mairie, nous avons été surpris d’entendre le Maire de Fontenay dire aux techniciens du STIF qu’ils devaient tout imaginer, y compris ce qui ne semblait difficilement réalisable (?!), ponctuant son intervention d’un « quand on veut on peut ! ». Nous aurions aimé qu’il ait la même attitude en ce qui concerne le choix de la future station de la ligne 1 prolongée, non dans notre ville, mais.... à Montreuil ! Oui, il est nécessaire de réorganiser et d’agrandir les espaces de cette gare en fonction du nombre de voyageurs qui y transiteront dans quelques années. Le phasage des travaux est donc une initiative qu’il convient de saluer. Il convient également de prévoir les aménagements des abords de cette gare en cohérence avec les projets développés par notre commune, notamment aux Alouettes, afin de renforcer le lien entre ce quartier et le reste de la ville. Le futur aménagement ne doit pas être une nouvelle fracture pour notre ville. Le projet doit intégrer l’amélioration des services périphériques attendus par les voyageurs : propreté, animations, commerces, services...
40 ans après sa construction, notre gare de Val de Fontenay doit vraiment être réaménagée. Si aucune décision n’est prise, l’engorgement que chacun peut déjà constater aujourd’hui, ne pourra qu’empirer. Cette concertation doit permettre aux habitants d’exprimer leurs besoins futurs tout autant que les besoins actuels pour lesquels nous devons nous faire entendre par le STIF, la RATP et la SNCF. Nous pensons évidemment au renforcement des lignes de bus et à l’amélioration du maillage sur notre commune avec la création d’une ligne spécifique reliant Montreuil à Nogent, ligne aujourd’hui inexistante. Nous pensons aussi à l’élargissement des quais actuels du RER A où il devient dangereux d’attendre aux heures de pointes. Nous invitons donc tous les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens à s’exprimer le plus largement possible.


http://www.reamenagement-gare-val-defontenay.fr

vendredi 17 février 2017

Tribune du Mois : Quand le préfet demande au Maire de rentrer dans le rang…

Il y a des maires bâtisseurs qui ont une vision pour leur ville, mais à Fontenay nous avons un maire bétonneur qui a décidé de n’écouter personne et de sur-densifier notre commune.

En construisant à tout va, le nouveau maire de Fontenay montre combien l’avis des habitants n’a, apparemment, aucun poids pour lui. Après avoir usé d’une communication incroyable pour faire croire que son plan local de l’urbanisme était respectueux et humain, le Maire avait, dans un deuxième temps, décidé de copier son homologue communiste de Montreuil et de largement communiquer sur la mise en œuvre d’une charte des promoteurs pour masquer cette densification souhaitée.

En septembre dernier donc, le Maire avait fait voter par sa majorité une charte des promoteurs éminemment politique, mais surtout illégale ! A l’époque, notre groupe avait dénoncé cette délibération coercitive et hors la loi. Comme à leur habitude, les membres de la majorité municipale, drapés dans leurs habits de justiciers, avaient, avec dédain, balayé nos arguments d’un revers de la main. « Nous avons politiquement raison » scandaient certains « et personne ne nous fera revenir en arrière ».

Pourtant, aujourd’hui, comme nous l’avions annoncé en séance, le préfet du Val-de-Marne nous a clairement confirmé qu’il avait demandé à la Ville de revoir cette délibération sur la charte des promoteurs pour les raisons que nous avions énoncées.

En effet, contraindre, par la pression de la non- délivrance d’un permis de construire, est un comportement pénalement répréhensible. Entraver l’exercice normal d’une activité économique, en l’occurrence la liberté en matière immobilière et notamment en matière de fixation des prix, est également un délit pénal punissable. Après la demande du retrait d’une délibération sur le refus d’installation des compteurs Linky sur la commune au titre du contrôle de légalité des actes administratifs, avec cette deuxième demande, le nouveau Maire et sa majorité sont en train de découvrir qu’avant de faire de la politique dogmatique, il convient de respecter les codes et la loi.

Les citoyens Fontenaysiens attendent de leur majorité, non qu’elle donne des leçons de suffisance et de morale à la terre entière,  mais qu’elle agisse dans le respect des textes et de l’intérêt local, et seulement local.

Tribune du Mois : Fonds de dotation : Droit de suite !

Au mois de novembre dernier nous avions interpellé le maire suite à la création du fameux Fonds de dotations « Fontenay solidaire ». Plusieurs questions légitimes avaient été posées par notre groupe :

-  Est-il possible d’avoir le bilan comptable et le rapport moral de l’association « Allez Fontenay » ? : À ce Jour Pas de réponse
-  Est-il possible d’avoir le nom des personnes siégeant au conseil d’administration de ce fameux fonds solidaire ? : À ce Jour Pas de réponse
-  Qui sont les personnes qui dirigent cette mystérieuse association du val d’Oise qui vient abonder le fonds par une dotation initiale ? : À ce Jour Pas de réponse


Quels liens ont les dirigeants de cette « généreuse » association avec la société en charge de la régie publicitaire de la ville ? Lors de la séance du conseil, outre un silence gêné des membres de la majorité, nous avions tous entendu le maire lui-même nous faire croire qu’il n’était pas au courant et prendre l’engagement qu’il nous répondrait… À Ce Jour Pas de réponse

Chacun est en droit de se demander pourquoi. A suivre.

samedi 4 février 2017

Lutte contre le chômage : nous n’avons pas tout essayé !

« Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé”. Entre cette phrase prononcée par François Mitterrand et le constat pathétique “je n’ai pas eu de bol” de François Hollande sur les chiffres du chômage, vingt-cinq ans nous séparent. Vingt-cinq années d’échec des politiques publiques pour l’emploi.

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, s’inscrit dans cette lignée. Il s’apprête à faire campagne sur le renoncement des responsables politiques en matière de lutte contre le chômage. A ses yeux, nos sociétés modernes sont condamnées au chômage de masse : le revenu universel est devenu notre seule issue de secours et nous devons accepter cette redistribution de la misère comme une fatalité.

Je ne peux m’y résoudre. Cet état d’esprit symbolise ce contre quoi s’inscrit mon engagement politique : le renoncement et le déclinisme d’élus déconnectés de la vie quotidienne des Français qui n’ont plus l’envie ni la capacité de changer les choses. Ils ont abdiqué. Et le succès des partis populistes se nourrit justement de cette abdication des responsables politiques !

Les mesures structurelles permettant de lever les freins à la création d’emploi existent : la France n’est pas condamnée à faire moins bien que ses voisins !

Faire croire que la fin du travail est une conséquence de la mondialisation est un mensonge. Nos voisins britanniques, grâce à des politiques structurelles concrètes entreprises par une coalition de la droite et du centre, ont fait durablement tomber le chômage à 5% de la population active. Nos voisins allemands, avec 4,2% de chômage, ont atteint le plein emploi. Pourquoi renoncerions-nous aussi à raccrocher les wagons ?

Pour redonner espoir et confiance aux français, notre pays doit se réinventer et conduire des politiques publiques nouvelles, plus justes et plus efficaces. Les mesures structurelles permettant de lever les freins à la création d’emploi existent mais encore faut-il avoir le courage politique de les mettre en œuvre.

Je pense notamment au relèvement des seuils sociaux, à la mise en place d’un contrat unique plus souple pour mettre fin aux emplois précaires ou à l’allègement du Code du Travail pour plus de sécurité juridique et plus de négociations au niveau des branches et des entreprises.

Notre autre levier de performance concerne bien sur le coût du travail. Notre modèle social français est né au sortir de la Seconde Guerre mondiale sur la base du programme de réformes économiques et sociales adopté par le Conseil national de la Résistance. 70 ans plus tard, à l’heure de la mondialisation, de l’économie numérique n’est-il pas venu le temps d’imaginer un nouveau mode de financement de notre nécessaire protection  sociale ?

L’idée que ma famille politique défend depuis des années est simple : si l’on veut sauver cette protection qui nous assure contre tous les risques sociaux,  son mode de financement ne doit plus passer uniquement par des cotisations obligatoires sur le travail.

Aujourd’hui, lorsqu’un chef d’entreprise dépense 130 euros pour rémunérer un salarié, le salaire net touché par ce dernier est compris en moyenne entre 65 et 70 euros. Ce niveau de prélèvements obligatoires n’est plus tenable : il constitue un frein à la compétitivité-prix de nos entreprises, il les empêche d’embaucher, et surtout, il pèse  gravement sur le pouvoir d’achat des salariés !

Il faut donc élargir la base fiscale permettant de financer le coût de notre protection sociale en faisant contribuer nos importations au lieu des seuls entreprises et salariés français. Une augmentation de la TVA de 2% induirait une baisse massive des cotisations patronales et salariales de l’ordre de 50 milliards d’euros. Elle aurait un impact favorable pour la compétitivité des entreprises françaises à l’export, pour le salaire net des français et stimulerait les offres d’emploi.

L’élargissement de la base fiscale par laquelle nous finançons notre protection sociale est une solution pragmatique qui a fait ses preuves à l’étranger. Tous les pays qui ont fait le choix de financer leur protection sociale publique par des ressources fiscales générales comme l’Australie, le Danemark ou la Nouvelle-Zélande atteignent aujourd’hui des taux de chômage proches d’une situation de plein emploi.

Mais parfois mal expliquée, cette proposition peut générer beaucoup de fantasmes et d’idées fausses auxquels je tenais à apporter des précisions nécessaires.

* Premièrement, la hausse de la TVA proposée par notre famille politique préserverait les plus fragiles car elle ne concernerait pas le taux réduit des produits de première nécessité.


* Deuxièmement, une hausse de la TVA de 2% ne diminuerait pas le pouvoir d’achat des français : les entreprises seraient conduites à répercuter la baisse des cotisations patronales en baissant leurs prix Hors Taxe, compensant ainsi entièrement la hausse de la TVA. Chez nos voisins, la baisse des prix a d’ailleurs excédé l’augmentation de la TVA, à l’image du Danemark en 1987 ou de l’Allemagne en 2007 qui ont tous deux contenu leur niveau d’inflation bien en-deça des gains de pouvoir d’achat net générés par la baisse des charges.

* Troisièmement, la TVA dite de compétitivité permettrait même d’augmenter la rémunération nette des salariés. En effet, en optant pour une baisse massive des charges qui soit équilibrée entre les cotisations salariales et les cotisations patronales, une telle mesure aurait des conséquences positives directes sur la fiche de paye des salariés.

    
Pour une logique globale de décentralisation de nos politiques de retour à l’emploi : le succès du Réseau National des Missions Emploi

Ce projet législatif que je défends et dans lequel j’inscris ma candidature doit permettre de créer un environnement favorable à la création d’activité. Il est indispensable. Il doit aussi s’accompagner d’un changement de philosophie et d’attitude en matière de politiques de l’emploi.

Aujourd’hui, la France souffre notamment d’une inadéquation des offres et des demandes d’emploi : nous avons d’un côté près de 6 millions de chômeurs et de l’autre 600.000 offres d’emplois non pourvues ! Le problème de la mise en relation entre les entreprises et les demandeurs d’emploi est réel : dans notre circonscription, je rencontre régulièrement des chefs d’entreprise, des artisans ou des commerçants qui se disent prêts à embaucher mais qui ne trouvent pas les profils dont ils ont besoin.

Pour y remédier, je reste convaincu que nous devons élargir nos méthodes d’accompagnement des demandeurs d’emploi. En parallèle du travail fourni par les différents organismes qui existent déjà et font un travail remarquable sur notre territoire comme la Mission Locale pour l’Emploi des Jeunes 18-25 et le Pôle Emploi, il faut encourager de nouvelles initiatives. Des dispositifs innovants qui promeuvent une gestion des politiques de retour à l’emploi plus décentralisée, plus proche du tissu entrepreneurial territorial.

A ce titre, le principe d’encourager sous la forme d’une délégation de service public les structures  promouvant des méthodes d’insertion professionnelle innovantes et ayant des résultats probants me paraît intéressante. Elle a fait ses preuves à l’étranger : l’ouverture de l’accompagnement des chômeurs à la concurrence en Australie a permis de faire baisser le chômage de 8,5% en 1995 à 6,4% en 2002 ! La réforme de nos politiques d’accompagnement au retour à l’emploi sera un des enjeux du quinquennat à venir. Quelles que soient les modalités retenues par le législateur, il est impératif à mes yeux d’intégrer cette nécessité d’une logique plus décentralisée, plus proche des bassins d’emplois et des entreprises et tout simplement plus pragmatique.

Mais vous le savez, en tant qu’élu local, la politique est avant tout pour moi un engagement concret : agir sur le terrain et faire émerger des solutions à vos problématiques quotidiennes. A ce titre, j’ai été très heureux d’appuyer mardi l’initiative lancée par l’association Appellation d’Origine Citoyenne (A.O.C) dont je suis le fondateur, en partenariat avec le Réseau National des Missions Emplois.

L’objectif de cette structure indépendante est de développer un accompagnement personnalisé au retour à l’emploi pour mettre en avant plus rapidement et plus efficacement les offres d’embauche venant d’entreprises locales. La première Mission emploi de Drancy a été un succès : plus de 1700 drancéens ont déjà trouvé un poste en C.D.I, en C.D.D ou en formation.

Avec l’initiative d’A.O.C, le réseau national des Missions Emploi s’est implanté pour la première fois dans le Val-de-Marne. L’opération a été une vraie réussite avec plus de 60 demandeurs d’emplois ayant participé à cette session de recrutement de candidats en recherche d’emploi pour des postes à pourvoir dans le Val-de-Marne.

Cette action concrète pour donner des perspectives d’avenir ​à des demandeurs d’emploi de tout âge et d’horizons professionnels divers va dans le bon sens. Elle est aussi un motif d’espoir : face au chômage, il n’y a pas de place pour le renoncement ! Nous avons plus que jamais besoin d’une nouvelle majorité parlementaire qui défende nos valeurs de la droite et du centre et qui composée d’hommes et de femmes ayant l’envie et la détermination d’agir avec pragmatisme.

mardi 17 janvier 2017

Tribune du Mois : Le Service médical d’accueil initial (SAMI) en danger

Créé en 2002 en partenariat avec Vincennes et Saint-Mandé, le SAMI a pour mission de désengorger les services d’urgence en permettant de consulter un médecin généraliste de 20 heures à minuit en semaine et toute la journée les dimanches et jours fériés.

Service particulièrement performant dans le Val-de-Marne, pourtant, nous apprend dans la presse que la ville de Fontenay-sous-Bois réfléchirait à : « l’efficacité réelle de ce service ».
20% des Fontenaysiens fréquentent ce service, alors qu’il n’en est même pas fait de réelle promotion dans notre commune : le SAMI répond à un réel besoin des Fontenaysiens.
Il convient donc de s’interroger sur cette « réflexion » ! À moins qu’elle ne cache en réalité une volonté d’abandon d’un service qui a fait ses preuves et qui a été le premier du genre créé en Île-de-France.


Et une autre question se pose. La municipalité actuelle a-t-elle réfléchit à un service de substitution au Sami ? Combien va-t-il coûter ?


Rappelons que le Sami est un « service au public » soutenu par nos communes et proposé par des médecins libéraux. Faudrait-il voir dans cette définition le début d’une réponse ? Le dogmatisme dépassé du Maire et des Élus de la majorité ferait-il, une fois encore, des ravages ? À moins que l’heure ne soit aux économies dans notre ville endettée pour plus de 100 millions d’euros, mais ce serait une goutte d’eau dans le déficit abyssal, et qui plus est fort mal choisie. On peut aussi penser que le financement d’un futur théâtre n’exige de dégager des financements complémentaires.
À Fontenay, nous, Élus de l’opposition municipale, n’avons pas les mêmes priorités.



Gildas Lecoq,  Brigitte Chambre-Martin, David Guyot, Sana Ronda, Philip De La Croix, Geneviève Louicellier-Calmels, Christophe Esclattier, Brigitte Roche, Lionel Bertrand.

vendredi 6 janvier 2017

Il y a deux ans...

Deux ans après les terribles attentats qui ont frappé Paris et sa banlieue, nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé aux portes de notre territoire.

C’est avec émotion que j’ai participé ce matin à l’hommage, organisé à l’initiative de la maire de Paris Anne Hidalgo, pour les victimes de l'Hypercacher de la porte de Vincennes, en présence du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et de la Secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes Juliette Méadel , du préfet Jean-Francois Carenco, du procureur Jean-Francois Molins, des élus locaux et de Lassana Bathily, le manutentionnaire héroïque.

Au cours de cette cérémonie sobre et émouvante, nous avons rendu hommage aux victimes de la prise d’otage de l’Hypercacher : Yohav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et le Fontenaysien François-Michel Saada, mais aussi à celles des attaques contre Charlie Hebdo, au policier Ahmed Merabet lâchement assassiné il y a deux ans de cela ainsi que sa collègue Clarissa Jean-Philippe.

Nous n’oublions pas les victimes et nous n’oublions pas leurs familles et amis. Tout doit être mis en œuvre pour que le terrorisme cesse de menacer la liberté, la République et la France.


lundi 2 janvier 2017

Bonne et heureuse année 2017


Je souhaite à tous les Vincennois, les Fontenaysiens et les Saint-Mandéens une belle et heureuse année 2017. Je forme pour vous et vos proches des voeux de santé, de succès et de bonheur.

Vous le savez, l’année 2017 est décisive pour notre pays. Cette année d’intelligence collective est l’occasion unique de porter dans le débat public des idées neuves, de promouvoir de nouvelles pratiques et de présenter aux Français le projet audacieux et réformateur qu’ils attendent.


Profitons de cette année électorale pour promouvoir une France imaginative et visionnaire, qui accepte l’évolution spontanée des sociétés contemporaines et qui se demande comment bâtir un avenir commun tourné vers les enjeux et les problématiques du siècle à venir.


Pour ce qui concerne notre territoire, vous pouvez compter sur mon équipe pour porter ce message lors des élections législatives de juin. Bonne année 2017 !